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mercredi, février 04, 2009

PREMONITION

jeudi, octobre 09, 2008

mercredi, octobre 01, 2008

jeudi, mars 27, 2008

vendredi, février 08, 2008

FADO

Mariza - Meu Fado Meu


vendredi, janvier 25, 2008

mercredi, janvier 23, 2008

JULES-PASCIN



"Je suis un maquereau, dit-il, j’en ai marre d’être un proxénète de la peinture... Je n’ai plus aucune ambition, aucun orgueil d’artiste, je me fous de l’argent, j’ai trop mesuré l’inutilité de tout."
[ dernière lettre à Lucy, sa compagne ]

2 juin 1930 - Un peu après quatre heures du matin. Pascin, rentré chez lui, tire soigneusement les rideaux et s'ouvre les veines du poignet. La mort ne vient pas. Alors, exsangue, épuisé, il se pend à la poignée de la porte.

jeudi, décembre 06, 2007

PILE-ET-FACE-AUTOUR-DU-CENDRIER

[Léna , merci, pour ce petit travail en commun]

La dernière cigarette, celle que toi et moi fumons là, l’un en face de l’autre, assis sur les chaises métalliques à la terrasse d’un café qui ne se souviendra pas de nous. La dernière cigarette, et non pas ‘les’ dernières cigarettes, même si la tienne et la mienne feraient deux en les additionnant; mais ne sommes-nous pas déjà chacun dans un monde séparé, nos mondes séparés depuis le début en fait, deux mondes qui se sont rapprochés si vite, si fort, si bien, que la conscience du danger qui se profile (tellement attirant en fait) nous a fait décider, dans la douleur -celle de ressentir si fort un possible futur (qui n’aura jamais lieu)- de s’arrêter là. La fumée de ma cigarette s’échappe, tranquille ; le temps qu’elle mettra pour se consumer n’a pas vraiment d’importance.

La fumée de sa cigarette s’échappe, tranquille; nous avons tellement fumé ce soir ; moi, plus que lui. Je les ai fumées les unes après les autres, sans les compter, sans me rationner. En aspirant lentement, devant lui, comme on aspire des bouffées d’air frais. Entre deux ronds de fumée, je lui ai affirmé qu’il me serait très facile d’arrêter. La preuve en était mon étendard brûlant entre les doigts. Malaise et interrogation dans son regard, petit sourire en coin pour moi. Propension à provoquer gentiment. Délicieux poison… Celle que je serre entre les doigts là, maintenant, est différente des centaines que j’ai pu fumer, auparavant. Le briquet allume la dernière cigarette, le conte de fée vit son apogée, le compte à rebours s’amorce. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… Et le tant m’échappe, je suis dans un sablier que la main du destin n'a de cesse de retourner. Je voudrais être le grain de sable mutin, celui qui reste accroché à ce monde qui lui appartient. Je regarde la cigarette se consumer, se désagréger, se transformer en cendres. Je fais diversion en entortillant mes cheveux… La dernière cigarette devant lui, ultime cigarette qui se consume en sa compagnie… Elle me brûle de là- jusqu’à -là. Tout un monde meurt dans et à partir de ce cendrier.

Notre dernière cigarette ensemble, et après tout pourra bien s'écrouler. Il n’y a plus ni urgence ni stress au sein de cette dernière durée qui nous unit ; une cigarette entre deux de mes doigts, ceux de l’autre main qui articulent lentement un rythme inaudible sur le métal de la table ; une cigarette entre deux de ses doigts, son autre main qui remonte une mèche rebelle une fois, deux fois, trois fois, puis attrape une autre mèche de cheveux, la fait courir de toute sa longueur au dessus de ses lèvres, et elle évoque alors pour moi un d’Artagnan dans le corps surprenant d’une femme et qui lui appartient. Chaque regard que je pose sur elle, seconde après seconde, se marbre d’un besoin d’éterniser son souvenir, comme le plongeur en apnée vide et remplit ses poumons abondamment avant de disparaître dans l’océan. Dont je ne remontrai pas. Se laisser me suicide quelque part, je tue celui que j’aurais pu être avec elle, celui qu’elle aurait pu avoir blotti près d’elle sous un tapis de feuilles de novembre, celui qui aurait voulu la voir sourire encore, encore, encore et encore, celui qui aurait… Celui qui aurait. Je la regarde : son corps, ses traits, ses yeux qui partent et reviennent, ludiques, ses yeux qui invitent à tout se dire et à se quitter en même temps.

Je n’arrive plus à fixer mon attention, je sens mes yeux qui partent vers lui et qui reviennent, j’ai envie de tout lui dire mais il faut nous quitter en même temps. Je le regarde se lever pour aller payer, je lui souris. Mon sourire sera, de moi, sa dernière vision. J’attends qu’il soit de dos pour me lever et commencer à partir. Mes gestes sont lents, je le scrute une dernière fois, afin de sculpter mes futurs souvenirs. Ce blouson qui me plait tant, parce que le sien. Mon dernier voyage vers lui. Il y a beaucoup de monde au comptoir qui attend, il patiente et ne se retourne pas. Il suffirait qu’il se tourne à demi, comme à demi-mots pour m’inviter à rester, et je n’aurais pas le courage de m’en aller, je ne saurais résister. Mais parait-il, il le faut… Sa manière à lui de me laisser raccrocher, décrocher. Une larme naissante me dicte de partir ; je ne supporterais pas qu’il la voit… L’une de celles que je suis ne pleure pas, elle crée juste un sourire dans la nuit. Cette cigarette dernière, unique, résumerait bien des choses, l’histoire d’une faim et d’un départ. L’une a envie de vivre de bout en bout. Mais un flot lacrymal immense m’emporte loin, loin de lui.

Je suis retourné au comptoir, j’ai payé, à mon retour, elle n’était plus là. elle a rangé sa chaise sous la table, j’imagine la dernière seconde de ses mains sur le dossier, son regard peut-être cherchant un dernier contour qui m’appartient, au travers de la vitre, le dos tourné. Je vivrai encore de longs mois avec les souvenirs que j’aurai en moi de ce futur que nous aurions pu être. Je l’aimerai encore à ma façon, de cette façon. Si c’est le verbe qui convient. La pluie se met à tomber, éparse, la lumière du jour faiblit, j’ignore si son départ y est pour quelque chose ; les gens s’effacent dans la rue, certains perdent leurs ombres maintenant. Je ne sais plus trop que faire de ma fin de journée. Elle est partie.

Je l’ai laissé seul, comme lui m’a laissé ainsi aussi ; J’attendrai avec patience, le jour d’après, celui d’une prochaine cigarette, peut-être en sa compagnie… Le jour où l’un et l’autre serons prêts pour un sentiment absolu. Cette journée portera un nom, celui d’une saison, la saison que j’avais temps espérée... Et si…, des si, des non, des jours manqués, ce manque, se manquer… Je ne sais pas, je n’ai jamais rien su, et je ne sais que vivre. La survie, je la laisse pour ceux qui se figurent tout avoir.




mardi, décembre 04, 2007

CONRAD-VEIDT

Conrad Veidt (danse)



vendredi, novembre 30, 2007

CHEVALBLANC

S’il vous arrive encore de vous perdre, parfois, si vous trouvez le moyen temporaire d’arriver à cet état d’âme délicat de laisser vos certitudes de côté pour frôler par de nobles sentiments les impressions mélangées du minimalisme des choses et du temps, si votre esprit sait encore s’ouvrir modestement sur la pureté d’une découverte anodine comme un enfant qui croise pour la première fois un merle, un vers de terre ou une limace au fond du jardin, s’il vous reste un soupçon de liberté vis-à-vis de vous-même pour prendre votre voiture et rouler quelque temps, la laisser à l’entrée chaotique d’un champ, et décider de marcher au hasard de la route qui sinue à la lueur du matin entre de vieilles bornes kilométriques que le temps a fait lentement pencher vers une direction que seuls les animaux du coin comprennent un peu, que vous respirez dans l’anonymat complet et libérateur les odeurs d’humus, d’herbe mouillée, du brouillard sirupeux qui se lève, alors peut-être seulement vous rendrez-vous compte que cette croix faussement hautaine et profondément lézardée sur la petite butte du calvaire vibre doucement des milliers de prières que ceux qui s’y agenouillèrent lui confièrent par la pensée, qu'en arrivant au premier village les pavés de la rue faussement principale tentent, si vous les observez longuement, épaule contre épaule, de se rehausser mutuellement pour remplir leur rôle humblement avant le début de la journée, que les fumées qui s’échappent déjà vers six heures du matin du toit des chaumières parfument simplement le temps qui passe, et que le cheval blanc qui feint de ne pas vous attendre à l’entrée du village est autre chose qu’un élément du paysage, et qu’il vous conterait bien d’autres petits poèmes qu’il compose quand il s’abreuve à l’eau du puit, si d’aventure vous vous rappelez que vous saviez parler son langage.
Jérôme Suzatplessy, les doigts sur sa guitare, plus timides peut-être encore que les vibrations de sa voix ou le souvenir que l’on garde pour soi de certains de ses brefs regards, est ce Cheval Blanc qui connaît l’histoire de choses qui ne se racontent que rarement, ou mal, ou pas. Son univers est fait de sentiments et de références qui s’entrecroisent sans se mesurer ni se battre, il parle avec les arbres, étonne par sa simplicité d’enfant, crée en vous des réponses en questionnant lui-même le sens de l’assemblage des mots. Il pourra même vous ramener à votre voiture, sans même connaître le chemin. Peut-être les bornes kilométriques auront-elles changé d’orientation. Dans votre tête, la résonance de ses chansons, de ses mots rien qu’à lui : « le désordre est un départ, est une histoire, est une oeuvre d’art, face au bateau-phare ».

Petit travail au cinquième étage
Voiker au piano, Chevalblanc aux guitares

mardi, septembre 11, 2007

MEMOIRE-EXPLORER


Un bon moment, de temps en temps, au hasard, ou pas.
Menu Explorer, recherche par Thèmes.



mercredi, juin 20, 2007

INCONTOURNABLE

Cheval blanc


Ou alors prouvez-vous que vous aurez mieux à faire ce soir là...




ON-STAGE



Au Connetable hier soir, au 55 rue des Archives.
Il vous reste encore une éclaircie, mardi prochain...

jeudi, septembre 14, 2006

PANDORA-POINT-COM



Issu du Music Genome Project.
Pandora est un incontournable désormais.

jeudi, février 23, 2006

NEWS-MAP

C'était tout de même plus simple il y a 50 ans.

Pour se tenir informé, on ouvrait le journal. Pas de raccolage informatif multiple et répétitif de la télé, de la radio, des différents journaux et des infos en ligne sur Internet. Car aujourd'hui, quel que soit le média, l'info est la même, les sujets sont les mêmes. Comment se fait-il que la multiplication des médias rime avec uniformité des débats ?

Pour ceux qui, comme moi, préfèrent les représentations graphiques, et qui souhaitent passer le moins de temps possible pour se tenir un minimum au courant de ce qui se passe dans le monde, le site Newsmap est un incontournable. Jugez par vous même ICI. Vous pouvez choisir votre pays, voire même le thème qui vous intéresse (environnement, technologie, etc.), et vous obtenez une représentation graphique proportionnelle de ce qui fait l'actualité du jour. Newsmap détermine l’importance médiatique relative de chaque événement (le nombre d’articles qui lui sont consacrés) et crée une brique d’info en conséquence.

L'intérêt ?
Découvrir le poids relatif d'une info par rapport à une autre, et comprendre qu'est-ce qui fait l'info dans tel ou tel pays. Bien sûr.
Mais surtout...
comprendre ce que les journalistes estiment -à votre place- comme étant important ce jour-là.
comprendre ce que les sources émettrices de l'info estiment -à la place des journalistes- comme étant important ce jour-là.
la source manipule le transmetteur qui manipule le récepteur.
ça coule de source.
END OF TRANSMISSION -----

jeudi, décembre 08, 2005

CYBERDISSIDENT

Un PDF à downloader.

Tout comprendre sur le pourquoi du comment du blog.
Le Guide pratique du blogger et du cyberdissident, conçut par Reporters Sans Frontières: "Les blogs passionnent, inquiètent, dérangent, interpellent. Certain les méprisent, d’autres les tiennent pour les prophètes d’un nouvelle révolution de l’information".

Extrèmement complet.
END OF TRANSMISSION -----

lundi, novembre 28, 2005

MAITRE-NOYEUR

Dans le dernier bouquin que je viens de lire, l'inimitable PK Dick fait rencontrer -et discuter (!?)- Joe Fernwright avec son propre cadavre en état de décomposition, en train de dériver au fond d'un océan. J'en profite pour faire un petit aparté musical puis visuel sur la noyade, parce qu'on a tous fait le noyé au fond d'une piscine ou d'une baignoire, qu'on y est resté subjugué par l'irréalité de l'environnement et l'imposante majesté du silence, et que j'ai de quoi faire pour terminer ce message par une petite expérience unique.

Je ne me souviens pas avoir lu un poème d'un auteur 'classique' sur ce sujet. Si vous en connaissez un, je suis preneur.

Les images abondent, les yeux noyés de larmes, tout en noyant mon chagrin dans l'alcool.

Le 'Grand Bleu' n'est-il pas finalement la chronique d'une noyade annoncée ?


Trisomie 21 évoque l'idée de perdre pied, de se noyer, dans "Il se Noie".

Mais il se noie
Trottoirs craquelés
Désespoirs cachés
Sous des tonnes d'éclats de rire
Se cognant contre les années
Infiniment traînées
Aimées et haïes
Mais il se noie
L'été, l'automne
Le blanc, le noir
Tout s'oppose
Mais, je ne suis pas libre
Cette petite blondasse
Sur le trottoir d'en face
A portée d'amour
Mais pourquoi toujours?
Mais il se noie
Elle me chuchote
L'argent, la misère, autrui
Un parfum de vengeance
Un avant-goût de délivrance
Mais il se noie


R. Smith l'évoquait également dans "the drowning man"

She stands twelve feet above the flood
she stares alone
across the water
The loneliness grow and slowly
fills her frozen body
sliding downwards
One by one her senses die
the memories fade and leave her eyes
still seeing worlds that never were
and one by one the bright birds leave her…
Starting at the violent sound
she tries to turn but final noiseless
slips and strikes her soft dark head
the water bows receives her
and drowns her at its easy
drowns her at its easy
I would have left the world all bleeding
could i only help you love
the fleeting shapes so many years ago
so young an beautiful and brave
Everything was true it couldn't be a story
I wish it was all true i wish it couldn't be a story
the words all left me lifeless hoping
breathing like the drowning man

Oh Fuchsia - you leave me breathing like the drowning man


L'artiste cherche dans de nombreux cas de figure, figures de style, à se rapprocher de la mort, s'y familiariser, pour lui et pour nous. Que ce soit dans un travail musical, littéraire, ou étonamment visuel. Au lieu de faire le maitre-nageur sur une plage de Floride, cliquez l'expérience de maître-noyeur dans les eaux troubles de . . . . . . . . . . . . . la mer morte ? (by Aaron Clinger and Miltos Manetas)






jeudi, novembre 17, 2005

METAPROGRAMMING

The Metaprogramming Circuit is activated when the brain becomes aware of itself as engineer of experience. When you think of your mind as mind, then think of the mind that contemplates that mind as mind, then think of the mind that thinks of the mind contemplating mind as mind, you have discovered the path to metaprogramming consciousness. Most methods of 'enlightenment' function by leading you around and around in circles until you are struck by the realization that you are yourself responsible for everything you experience. With the aid of this circuit, one becomes self-programmer, then programs the self-programming, then programs the programming of the self-programming, etc.--cybernetic consciousness has been attained. Suddenly one is struck by the humorous, completely relative nature of all third-circuit reality maps; rigid, dogmatic systems claiming to have the only 'One True Way' become cosmic jokes to be laughed at heartily. The Grand Game becomes visible all at once; creating your own rules, changing them at will, even manufacturing different gameboards for entertainment and edification is what Circuit Seven is all about.

Apparently operating from the frontal lobes, the metaprogramming circuit has been called the Gnostic 'soul,' the Chinese 'no-mind' (wu-hsin), the Tibetan Buddhist White Light of the Void, the Hindu Shiva-darshana, Gurdjieff's True Intellectual Center. When you ultimately realize that the 'self' is not constant but constantly shifting and that the 'soul' (Circuit Seven) has no form precisely because it dons all forms and sheds them at will, playing every role conceivable--you find you have entered a Strange Loop no less perplexing, dramatic, and funny as a Zen koan. All that remains to be done is to constantly figure out new ways to create reality-maps that are even funnier, sexier, more inclusive, more delightful, and more entertaining than the ones you were using yesterday!

END OF TRANSMISSION -----