jeudi, juin 15, 2006

PEAU-AIME-(10)

Je me souviens d'un chien, au bord de la route,
L'oeil et le poil humides, baignant dans son sang.
Un autre chien assis, témoin de la déroute,
Lui léchait ses blessures, d'un faux air absent.

Quand le temps s'arrête, au détour d'un virage,
Que tes fractures ouvertes, le silence aidant,
Me tendent ta douleur comme unique héritage,
Tout mon aplomb vacille dans un soupçon de vent.

Mes mots s'échappent enfin, aux abois, errants.


[Fracture canine] [Voiker]

4 commentaires:

Frenz a dit…

Wouaw.
J'adore le chatouillement de vos doigts traçant ce peau-aime.
Miamy.

Voiker a dit…

the pleasure is mine..

white horse a dit…

moi même je me suis senti chien cet après midi !, je ne te savait pas poète, est-ce nouvelle marotte? en tout les cas, mes hommages et bon courage
bye,

Voiker a dit…

Merci WH. Je retourne à mes premiers amours, après 20 années passées dans toutes les directions...

On est tous à la base un peu poète pour ouvrir un blog...

pouette-pouette